(Episode intitulé "Les Quatre Grâce" écrit par Farlen : "Comment ça, on ne parle pas des chercheuses dans le feuilleton de l'été. Voici ce manquement corrigé, dans un épisode évidemment alternatif pour ceux qui ne sont pas... heu... au courant. Désolé.")
Elles sont belles, elles sont fières, elles sont farouches les Trois Grâces de la Chouette d'Or. Sauf qu'en fait elles sont quatre : Baobabette, Nafreta, Pafe et Rififi. (Notez que je les nomme par ordre alphabétique. Il faut dire qu'elles sont si susceptiblement féminines qu'elles m'écorcheraient vif si je m'égarais à mettre l'une devant l'autre, sans raison aucune : chacune voudrait la préséance, mais à force de se crêper le chignon, elles ont compris qu'il fallait transiger... mais je m'égare...)
Les Trois Grâce Quoique Quatre ont donc décidé de s'associer pour le meilleur et pour le pitre. C'était un peu après le Woodstoke des Chercheurs de Chouette dans le petit village de "......", quand elles comprirent que, décidément, la gent masculine ne rassemblait que des incapables. Seul vestige de la rencontre : Nafreta conservait sa canette de bière habi(l)ement maintenue par un bandana "Paul Riccard" sur la tête, un sacrifice au bon goût tout de même bien pratique puisque ladite canette était surmontée d'une bougie pour éclairer sa route.
- N'empêche le vert du verre et le jaune du bandana, ça jure, s'indigna Rififi-la-coquette.
- Ca aurait pu être pire, renchérit Pafe. Si, comme elle l'a envisagé, elle avait fixé un magnum de champagne sur son chef, en lieu et place de la canette, on nous aurait vraiment prises pour des prunes !
- Or ça, mes Dames ! Ne nous querellons pas entre nous, s'interposa Baobabette. Nous avons suffisamment à coup férir avec nos poilus de Compains pour que rixe naisse en notre sein.
- Oh eh, comment qu'elle cause, elle ! Tu nous la joue Haute-Saison au Camping de Deauville-Trouville ou quoi ?
- Heu, désolée... je réfléchissais seulement à la 520 et Dame Nature. Et puis y a surtout les mââââles qui s'prennent pour les Chevaliers de la Table Patatoïdale !
Exclafade et rirelarité dans la petite troupe qui s'engageait maintenant sous les frondaisons du Bois Sansoif, jupes au vent et non encalminées, donc.
Après une heure de cheminement langoureux dans les layons forestiers, nos quatre-tiers de Grâce - pardonnez-moi l'expression - furent terriblement effrayées par une plainte si pitoyable qu'elle eut transformé le plus endurci des coeurs en guimauve slimesque.
- ... YYyyyyyyyy ! retentissait le cri dans le lointain. FooooxYYyyyyy ! répétait-elle à l'envie, larmoyante et totalement désespérée.
Attirées comme des a(i)mant(e)s par un Pol(e) Wens, les Trois-et-un-font-trois se faufilèrent entre les arbres en quête de la source plaintive.
- Là, je la vois ! Regardez : elle est en costume de chasse à courre avec même une bombe de cavalière sur la tête.
- Kiséki ? demanda Baobabette qui avait participé activement au jeu (non primé) lancé sur http://www.multimania.com/kazad/CHOUETTE/OUKONM/Oukonbanq1.html
- Oh vu ce qu'elle hurle à tout bout de Longchamp, c'est certainement Fanette de Foxy qui cherche son héros dans la brume vespérale, qui plus est à Lalie puisque c'est le terme consacré.
- Hein ?
- Non, rien, c'est pas grave.
Pafe, de son coté, n'a fait ni une, ni deux (ni quatre d'ailleurs) : voyant la pauvresse, elle se lança à la vitesse d'un gasteropode en rut oyant le cri langoureux de la salade en chasse vers la Fanette qui, c'était l'évidence même, n'était pas la maîtresse de la Pomponnette de Pagnol.
- Pourquoi hurles-tu ainsi aux quatre vents, ô joliette éprouvée ? s'enquit-elle, éprise qui croyait prendre.
- Parce que l'homme de mes jours et l'amant de mes nuits me reste invisible, joyeuse amie qui t'enquis. De lui je n'ai que la prose, sur une Toile délaissée ; un numéro 626, sur mon coeur gravé ; et le désarroi qu'en mon âme il a sculpté.
- Reprend-toi, aimante damoiselle. Parmi chemin tortueux et embûches semées, tu le trouveras sûrement. Et je t'en fait le serment : ta quête est désormais la mienne, et jamais n'abandonnerai que tu n'aies retrouvé la quiétude.
- Ainsi donc, doulce amie, serez-vous mienne comparse ? Cette promesse en mon sein, déjà réchauffe le coeur. Partons donc de conserve sur la piste de mon aimé, et à jamais reconnaissante mienne de toi ainsi sera merci (deux cafés et l'addition, avec un ou deux "d" ?).
Les trois grâce restantes virent donc les deux amies s'éloigner vers un destin tourmenté, mais non moins emprunt d'une noblesse sûre... qu'il fallait refermer, comme il se doit par la boussole et le pied de nez en moins j'en dirai, mieux ce sera.
- Ben elle est gonflée de nous abandonner comme ça, la Pafe ! s'exclama Rififi, interloquée.
- Oh, tu sais, c'est Pafe tout crachée, lui rétorqua Nafreta, soeur de toujours, qui bat le beurre à ses moments perdus. Jadis, elle était très présente sur la Toile d'Edelweb. Mais un jour, son grand coeur l'attira vers d'autres cieux et nous ne la revîmes plus. Depuis, Pafe fait depuis un peu figure d'ange légendaire, même si c'est un peu une redondance puisque les anges sont forcément des gens d'air.
- Eh bien, même amputées, nous poursuivrons notre route, décida Baobabette que la tragédie de Fanette avait émue au plus haut point. Quand nous aurons exhumé la Chouette, nous la dédierons aux amours impossibles de Fanette et Foxy qui entreront ainsi dans la Légende de la Chasse. Allons, mes amies, partons dénouer les fils du destin. De Quatre Grâce que nous fûmes, devenons les trois Nornes fatidiques. Celles qui feront de l'avenir des autres chercheurs, un effroyable Ragnarök. Et de notre futur un Arc-en-ciel, lumineuse passerelle vers un nouvel Asgard dont nous serons les Reines ! Heu...
- Quoi "heu..." ?
- Ben, Rififi... t'as laissé tomber ta canette...
(à suivre)
Note de Mickey : cet épisode de "Signet Fumax" est répertorié sur le forum sous le numéro 6119.
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